08.03.2006

ICI, BIENTÔT, UNE NOTE ROMANTIQUE. (prélude)

 

En cette belle journée de la femme, j'ai eu une *SURPRISE* au travail. Un mec a appellé au standard, il m'a demandée, et il m'a dit "Bonjour, c'est Eric de chez Sagem Photocopieur, vous vous souvenez de moi ? LE ROI DE LA CARTOUCHE".

 

AH AH ! VAS-Y MON LOUP, SECOUE MOI LE TONER !

 

(bon, si comme quelques uns que je ne citerai pas, tu ne connais pas l'expression con-sacrée, ma cartouche se transforme en pétard mouillé et je passe juste pour un con.)

 

Bon, ça, c'est fait.

 

Sinon j'ai un message personnel, tu permets ? (Ah ça te fait chier que j'aie une vie sociale hein ?)

 

Kir, ma chérie, aujourd'hui c'est ta journée, ne t'occupe pas de la vaisselle ce soir, tu la feras demain.

 

Merci de votre attention, ce sera tout. Je ne vois pas pourquoi je posterais QUE quand j'ai des trucs intéressants à dire. Non mais.

23.02.2006

Merci la vie !

Et hop, d'après l'idée de www.20six.fr/griz , voici l'histoire d'un ptit machin qui a changé ma vie.

 

Pendant 4 mois, j’ai fumé, j’ai bu, j’ai fait du space mountain, des concerts de M, et sans le savoir, j’engendrais déjà un petit farceur.


 Petit coup de pompe, rendez-vous chez le médecin, asseyez vous mademoiselle, faites ahhh, toussez, dites 33, levez votre T-shirt… AH. AH MAIS. Ah mais vous êtes enceinte de 4 mois.


POUM.


Je crois qu’il faut que j’éteigne immédiatement cette cigarette, là.


En trois jours, j’ai su que j’étais enceinte, que c’était pour février, et que c’était un petit garçon, et qu’il n’y avait plus rien d’autre à faire qu’attendre. A partir de ce jour, mon ventre somme toute jusqu’alors normal a commencé à s’arrondir, très rapidement. Il a fallu s’apprivoiser. Et puis les visites en catastrophe à la clinique « COMMENT CA MADAME, VOUS NE SAVIEZ PAS ! ».


Ben non. 4 mois. Oui oui. Non, aucun symptôme. Non. PUISQUE JE VOUS LE DIS. Et puis c’est pas madame, c’est MADEMOISELLE. Oh la la, j’ai envie de pipi tout le temps, j’ai faim tout le temps, je veux mourir, je suis une baleine avec de grosses chevilles, j’ai lu que pendant une grossesse on a une belle peau, on m’a menti, j’ai des nausées, je mange des Frostie’s toutes les deux heures, je pleure pour un oui ou pour un non, je ne veux pas aller aux cours d’accouchement, j’y vais quand même, je ne veux plus aller aux cours d’accouchement, je n’irai plus. Je ne veux pas porter des soutiens-gorge moches et grands comme le Pas-de-Calais. Et s’il avait une malformation hein ? ou un bec de lièvre, ma hantise ça. Je ne veux plus d’aigreurs d’estomac, je ne veux plus de Maalox, je veux juste dormir, dormir, dormir. Et manger.


En revenant du travail, le soir, je me faisais mentalement le menu du goûter que j’allais bâfrer dès mon arrivée : des nouilles aux gruyère, oh non, plutôt de la mousse au chocolat, OH NON, DE LA CREME DE MARRONS PLUTÔT. ET APRES, DES FRITES.


Et puis… Et puis à côté de tout ça, il y a eu les battements de son petit cœur dans le micro, les échographies où l’on ma présenté mon fils, le mien, de moi, de nous. Des petites perles de bonheur au coin de l’œil à le voir déjà avec la main derrière la tête, comme déjà au Club Med. Ce jour là, je me suis juré de faire mes meilleurs efforts pour que ça vie y ressemble le plus possible. Et les premiers mouvements, qui font comme des bulles dans le ventre. Les premiers coups de pieds, les petites cornes à la surface de ma peau tendue lorsqu’il tendait ses jambes le matin. La musique, aussi. Il a continué de swinguer sur M. Il adorait que l’on se déhanche sur Machistador. Et puis les petits massages de mon ventre, auxquels il semblait déjà répondre par de petits coups de pieds, de bras, de je ne sais quoi. Et puis l’évidence que l’on s’aime déjà, même si l’on ne se connaît pas encore. La curiosité, aussi. On se fait forcément une image mentale de ce à quoi il pourra ressembler à son arrivée. L’impatience, aussi. Puis un petit peu la trouille, quand même.


Et puis février est arrivé. Des insomnies, des nuits à compter les jours, de l’exercice pour le faire venir, du shopping jusqu’au dernier jour, la valise dans le coffre de la voiture. De moins en moins de place pour lui dans mon gros bidon, et puis l’éventualité de le faire venir, puisqu’il ne semblait pas décidé à le faire de son propre chef. Clinique, monitoring, attente, lecture, Femme Actuelle, des conneries, tout, mais qu’il arrive ! Déclenchement échoué, restez encore à la clinique deux jours, madame (MADEMOISELLE !), il finira bien par arriver.


Toutes les mamans entrées le même jour que moi, je dis bien toutes, ont accouché avant moi. Je les voyais entrer grosses, et ensuite trotter dans les couloirs comme des ballons dégonflés, avec leurs berceaux à roulettes. Je les aurais bouffées. J’avais mal, je voulais un café. Et une cigarette. Et qu’on nous libère.


Et puis tu vois, mon petit Eliott, tu as fini par arriver. Bon, ok, on t’a un peu aidé. On a ouvert le ventre de maman. J’étais désespérément seule dans le bloc, je déconnais à plein tube à cause de l’anesthésie, je hurlais que l’on m’apporte mes lunettes à qui voulait bien l’entendre, et je pleurais. J’avais peur, tu étais en souffrance et j’étais épuisée.


Et puis j’ai vu ta petite tête noire derrière le champ chirurgical. J’ai tout de même pu t’embrasser. J’aurai toute ma vie la chaleur de ta tête sur mes lèvres, et cette impression que tu étais glissant. Glissant, mais à moi, et je t’aime.
J’ai récupéré mon petit lion une heure plus tard, il était tout fripé, plein de cheveux, un peu comme un Beatle, mais chinois. Je t’ai embrassé, mon petit prince en or. Je t’ai embrassé, encore et encore. Et tu détesteras que je raconte ça à tes copines. Et tu ne voudras plus que je t’appelle comme ça. Mais je m’en fous.


Tu as fait de moi une maman. Alors je peux bien t’appeler mon Petit Prince en Or, quand même.

 

 

 

 

 

15.02.2006

PETIT CANAILLOU, VA !

 

Adieu l'ami, je t'aimais bien !

Darry Cowl est mort, c'était la seule imitation que je tenais bien. Mon fond de commerce. Parce que bon, c'est pas pour me la péter, mais j'ai fait mon petit effet avec ça... Ah ça...
Va falloir que je trouve autre chose...

 

"Très bon, très bon, toi prendre, nouméro soixante-ouitt, pas piquant du tout, pas piquant !
Baguettes ou fourtette ?
Cadeau ! Cadeau ! Tip's aux trevettes ou ca'endrier ?"

 

Oh mais j'te l'dis, je ne vais pas me laisser abattre, je me reconvertis en Michel Leeb quand je veux moi. Valeur montante. Tu me croyais music-hallement morte ? AH AH, Visionnaire, oui ! V I S I O N N A I R E !