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07.09.2007
Tous derrière le Croix-Vé de France
Dans la catégorie Mimitte est sociable, j'ai une vague connaissance qui m'emmène à Eurodisney environ toutes les semaines. Et ça commence à me coûter un max en psychanalyse.
Au début je trouvais ça sympa, mais après 15 mercredis de suite passés au temple de la souris capitaliste, j'ai décidé de rompre le silence, et de faire toute la lumière nécessaire sur un épisode de cette sombre et trop longue série fleuve.
Je m'explique : avec la Marie, on était gentiment en train de baffrer un Mc Mickey avec un supplément Tigrou-fudge sur nos glaces en attendant que Johnny Depp fasse son apparition. (Parce que oui, j'ai oublié de préciser un truc : I PARAITRAIT qu'y'a toujours des stars chez Mickey. A part moi, j'veux dire. Donc comme elle a ses entrées, elle est tuyautée, et hop, qui qui vient embrasser Mimitto dans la bouche le mercredi ? Eh oui, Johnny Depp.)
Sauf que là, Marie, elle avait certainement acheté le Disney-Turf de la semaine dernière, parce que Johnny, il est pas venu. A la place, on a eu le Stade Français. Oui, oui, ceux du calendrier gay-friendly avec tous les gros qui ont le cul tout troué de coups de crampons et de cellulite.
Nous faisons contre mauvaise fortune bon coeur, enfin surtout elle, et elle se met à balancer les bras en l'air en faisant *hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii le XV de Fraaaaaaaaaaaaaaaaance* (tu ne rêves pas, elle dit pas Quinze, elle dit X et V, comme les romains.)
Moi, flegmatique comme tu me connais, je me dis simplement que ce serait sympa de leur donner la marque de ma crème anti-capitons.
Le clou du pestac, ça a quand même été quand elle a vu *hiiiiiiiiii Raphaël Ibaneeeeeez*.
La pauvre. Elle m'a fait la neup. Elle a failli laisser un gâteau de semoule dans son slip tellement elle était ravie.
Alors n'écoutant que mon courage et ma bravour, et mon bon coeur, je te le fais pas dire, j'ai dégainé de mon sac à main un vieux ticket de caisse de chez Ikéa, et un bon vieux Bic, et allez, t'inquiète pas ma Marie, moi j'y connais rien au Foot, du coup j'ai moins peur, je vais aller lui demander un autographe pour toi - *oh naaaaaaaaaaaan* - oh, mais si que je vais y aller.
Me suis approchée de la bête, et force est de constater que ça m'a fait vachement plaisir d'apparaitre frêle et fragile à côté de ce mec qui fait encore environ 4 fois mon poids même quand j'enlève mes godasses.
Et là t'as intérêt d'être un peu attentif, parce que je vais te relater EZATEMENT ce que j'ai dit (une page de l'Histoire est en train de s'écrire) :
- Bonjour Monsieur Raphaël Ibanez, est ce que vous pouvez me signer un ptit truc s'il vous plait ?
- ... (oeil torve, il prend le stylo - non, de l'autre côté Monsieur, il signe "pour Marie", et il signe d'une croix
- Merci Monsieur Raphaël Ibanez, c'était très intéressant.
Et je tends le truc à Marie qui là, me dit que je suis dingue, qu'il fallait pas, *oh la la*, et je la laisse frotter le bout de papier sur sa poitrine opulente. J'ai rien dit sur l'air du bisounours-qui-aurait-pris-un-coup-de-gel du bonhomme. Je dis même pas qu'il a pas l'air malin malin, je dis juste que limite on aurait cru qu'il parlait pas bien français, (CE DETAIL, GARDE LE EN TÊTE, CA VA TE SERVIR POUR LA SUITE), mais bon, à la fin, c'est pas ce qu'on leur demande, hein, aux rugbymen. Si t'es un peu barraqué et que tu sais te faire des tours avec du Shaterton autour de la tête, c'est bon, t'es le XV de France à toi tout seul si t'as envie. C'est à la portée de n'importe quel abrûti.
Et donc tout ça pour te dire que, toujours à la pointe, la rédaction publie en direct live ce communiqué :
Vérification faite devant ma télé, Raphaël Ibanez, c'est lui :

et non pas LUI :



