05.11.2008

Cyril Lignac, je connais tous les anciens métiers de ta mère.

 

J’ai une nouvelle lubie. Celle de savoir fabriquer tous les gâteaux de toutes les pâtisseries du monde. Et là, le défit du jour, c’était le Paris-Brest. Je vous livre ici et en exclusivité la recette de cette merveille. (enfin, moi je m’en fous, j’aime pas le Paris-Brest).

La pâte à choux :

Placez ans une casserole l’eau, le beurre, le sucre et faisez bouillir. Versez d’un seul coup la farine. Décollez la boule informe du fond de la casserole, et foutez en l’air votre casserole Téfal toute neuve. Celle avec la poignée amovible. La plus chère.

La crème pâtissière :

Démerdez-vous avec Marmiton, je ne vais pas vous mâcher tout le travail.

***

Improvisez une poche à douille avec un sac congélation (neuf, hein, sois pas bête), coupez le coin, et faites une couronne avec la pâte à choux. Enfournez à feu moyen. Gardez la recette de la pâte à choux pour la prochaine Toussaint. La couronne, une fois décorée de fleurs, ne s’envolera pas de la tombe de vos si chers disparus, compte tenu de son aspect compact.

Astuce : vous pouvez également lui donner une forme de brique et répéter 50 fois l’opération. Cela vous fera un joli muret pour agrémenter votre jardin.

Coiffez vous d’un casque de chantier avec visière, et reprenez la crème pâtissière qui n’en finira jamais de refroidir. Verser du pralin dedans. Pas trop. Pas comme moi.

Empruntez la bétonnière à ciment de votre père, et essayez de mélanger le tout. Bon courage.

Coupez la couronne mortuaire dans le sens de l’épaisseur, et fourrez la de crème pralinée à l’aide d’une truelle. Essuyez votre front plein de sueur avec votre t-shirt, la lueur de satisfaction de votre œil est le gage du travail pleinement accompli.

Et voilà, votre dessert est prêt.

Il ne vous reste plus qu’à jeter le tout à la benne, et ouvrir rageusement un paquet de Petits Ecoliers. Baffrez généreusement, tout en décollant les débris pâtissiers de vos cheveux.

Bon appétit !

 

23.10.2008

Tel River Phoenix, je renaîtrai (un peu) de mes cendres.

* j'avais aussi comme titre

"ensemble, tout devient possible", mais tu n'as pas d'humour.

Après cette longue absence, j'avais envie de te raconter la toute première rentrée de mon-fils-ma-bataille.

Puis finalement, narrer la rentrée fin octobre, ça fait un peu feignasse. Alors pour me racheter, j'ai décidé de changer de ligne éditoriale.

A partir de maintenant, je suis ILLUSTRATRICE. Ouais. Boire une bière avec Kek et Boulet, je sais pas toi, mais moi ça me donne des ailes.

Eh ouais, je suis comme ça moi.

 (si tu vois rien tu cliques, c'est magique.)

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Pardon par avance à tous les dessinateurs/trices que je n'ai pas cités.
C'est par manque de place. MAIS JE REVIENDRAI.

29.03.2008

Une semaine, deux posts, la rédaction te gâte, chenapan.

Bon.

Je vois bien que malgré les efforts que je fournis pour que tu t’intéresses à ma petite vie, malgré mes passages à répétition en petite tenue devant ta télé, malgré l’arrachage de mes 18 prémolaires pour me creuser les joues, tu vois rien, alors je vais bien être forcée de le dire à ta place, poings sur les hanches : « DIS DONC, MIMITTE, T’AURAIS PAS MINCI ? »

Eh bien oui, précieux lecteur, tu vois tout. On ne peut rien te cacher, canaille.

Comme tu es observateur, je te mets dans la confidence. Bon, par contre, ne t’attends pas à ce que je te donne la méthode, après tu vas en parler à ma mère, et je vais ENCORE avoir des ennuis. Par contre, tout ce que je peux te dire, c’est que si Vanessa Paradis prenait la pose à côté de moi, elle aurait l’air d’un gros tas. Et j’exagère même pas. Tu me connais.

Enfin bref, ce n’était pas là le sujet de ce post. C’était une simple introduction pour te dire que donc, maintenant, la balance a arrêté de me dire de ne pas monter à plusieurs dessus, et je peux également te regarder droit dans les yeux sans sourciller en te disant « les endives bouillies ? Ah ah, c’est bien meilleur qu’une raclette ! »

(Oui, il faut que tu le saches. Devenir mince te fait AUSSI devenir une horrible menteuse. Alors qu’avant, j’étais juste une grosse menteuse.)

(Bon, les endives, ça c’est fait, je peux habilement te parler de mes vêtements. A tout t’avouer, c’est bel et bien là où c’est que je voulais en venir).

Donc voilà, maintenant qu’on est intimes je peux bien te le dire, je gardais depuis environ 15 ans une paire de Jean’s que je m’étais juré de pouvoir remettre un jour. Enfin sans avoir besoin d’un chausse-pied ni de me coucher par terre pour l’enfiler. Et sans risquer l’embolie.

ALORS CE MATIN J’AI DECIDE QUE LE JOUR ETAIT VENU.

Je le sors de l’armoire, je souffle dessus pour enlever les (mi)mites (Oui, je reconnais, c’était facile, mais je pourrais tuer ta mère pour un bon mot), je le déplie, et je le passe. C’était beau, c’était tendre comme des retrouvailles. Limite sensuel. D’un pas léger, je me dirige devant le miroir (avec une halte par le canapé, quand même. Non parce que ne crois pas que tu peux être mince ET en bonne santé. CE SONT DES MENSONGES.)

Et là.

Et là, il faudra bien qu’un jour on m’explique comment j’ai pu un jour et durant des années porter des LEVIS 501 couleur STONE. (j’entends déjà les gros titres des journaux : « Mimitte, un blog qui balance sévère»)

Non, mais sérieusement, je veux dire. Comment j’ai pu espérer un jour draguer Kevin Lombart de Terminale 5 avec un jean’s qui me fait un vieux cul tout plat, des cuisses de phacochère, et qui me remonte jusqu’au dessous des bras ? COMMENT C’EST POSSIBLE CA ?

Non, pas de photo, n'insistez pas. Je suis douleur.